Le collectif, la charte

Charte du collectif Transition et résilience en vallées de l’Arac


Sommaire

  1. Le cadre général
    1.1. Les raisons d’être du collectif – Transition et résilience en Vallées de l’Arac
    1.2. Objectifs
    1.3. Fonctionnement général du collectif
    1.4. Le cadre
    1.5. La charte
  2. Fonctionnement des réunions
    2.1. Le cadre de sécurité des réunions du COPIL
    2.2. Le cadre de sécurité des réunions du Collectif
  3. Prise de décision : les décisions sont prises par consentement
  4. Les critères et procédures d’inclusion, de sortie et d’exclusion au COPIL
    4.1. Inclusion d’un nouveau membre
    4.2. Exclusion d’un membre
    4.3. Sortie d’un membre
  5. La durée du COPIL
  6. Règlement intérieur

  1. Le cadre général

1.1. Les raisons d’être du collectif Transition et résilience en vallées de l’Arac

Le collectif « Transition et résilience en vallées de l’Arac » s’inscrit dans le mouvement international de la Transition. Il vise à favoriser une dynamique locale, en relation avec les mouvements suivant les mêmes objectifs, en vue de permettre l’émergence de projets basés sur des valeurs écologiques, sociales et solidaires, et/ou de les soutenir et de les relier quand ils existent.

Pour cela TRVA souhaite faciliter les réflexions et des actions collectives, positive et bienveillante dans le cadre du territoire de la vallée de l’Arac, dans le but d’amener des solutions résilientes face aux mutations actuelles et futures.

TRVA se donne donc comme raison d’être de participer à la transmission d’un monde viable pour les peuples, les générations futures et pour l’ensemble du vivant.

1.2. Les objectifs

Sensibiliser à :

  • Développer la résilience de notre territoire, c’est-à-dire sa capacité à réagir aux diverses crises écologiques, énergétiques et économiques, ainsi qu’à retisser des liens en créant d’autres façons de vivre ensemble.
  • Encourager la production d’énergies locales et renouvelables.
  • Soutenir la sobriété énergétique en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles et nucléaires.
  • Prendre conscience de notre appartenance à la nature d’où découle une attitude responsable et respectueuse envers les communs tels que l’eau, la terre, l’air, et le vivant.
  • Favoriser la relocalisation de l’économie pour produire ce que nous consommons (alimentation, artisanat, commerces, biens et services, échanges, etc.), vecteur d’emplois de proximité.
  • Rassembler tous les acteurs économiques, politiques et habitants du territoire dans une vision volontariste et positive de l’avenir.
  • Partager les savoir-faire et les connaissances qui contribuent à améliorer la vie de tous les jours, tout en favorisant l’épanouissement des individus.
  • Permettre aux participants de se former en s’appropriant la Transition dans tous ses aspects.
  • Encourager les liens et la solidarité dans la diversité des habitants du territoire.
  • Favoriser toutes les formes d’expression participative.
  • Favoriser la promotion de la culture sur son territoire.
  • Favoriser l’émergence d’initiatives éducatives (parentalité, scolarité…).

Tous ces objectifs visent à favoriser le vivre ensemble et envisager une société viable pour les générations futures.

1.3 Fonctionnement général du collectif

Le collectif Transition et résilience en vallées de l’Arac a un fonctionnement qui se veut collégial et horizontal, basé sur le consentement et le débat. Il est attendu des membres du collectif de développer des attitudes de respect, d’acceptation, de tolérance et de considération envers les personnes, les groupes, les idées, les objets, les humains et les non-humains, etc.

Le groupe est indépendant de tout pouvoir financier, politique ou religieux.

Le collectif est ouvert à toute personne et à toute structure collective qui se reconnait dans sa charte, et souhaitent contribuer par leurs connaissances, leur expérience et leur engagement à faire vivre les valeurs qu’elle porte.

1.4. Le cadre

Le groupe se compose de plusieurs types de membres :

1. Les membres fondateurs créent le comité de pilotage (nommé COPIL par la suite) qui a pour objectif de sensibiliser la population aux défis de la transition. Ils ont la prérogative du fonctionnement du collectif, soit :

  • de l’organisation et du contenu de rencontres mensuelles ouvertes à toutes sur des sujets sensibles autour de la transition et de la résilience,
  • de la communication,
  • du règlement intérieur,
  • de l’agenda,
  • des autres événements,
  • des actions à soutenir ainsi que des nouveaux entrants, dans la première phase du collectif. Par la suite ils vont dissoudre le groupe COPIL afin de permettre la création d’un groupe noyau (voir article 5).

2. Les personnes ressources peuvent participer aux réunions du COPIL sur demande de leur part ou invitation du COPIL.

3. Toute personne se reconnaissant dans cette charte et qui exprime sa volonté de faire partie du collectif.

1.5. La charte

  • Adoption de la charte

Ce document doit être adopté par l’ensemble des membres du COPIL.

  • Adhésion morale

Tous les membres du collectif adhèrent à la charte.

  • Révision

Cette charte peut être révisée à la demande des membres du COPIL.


2. Fonctionnement des réunions

2.1. Le cadre de sécurité des réunions du COPIL

Les réunions du COPIL se déroulent dans un cadre de sécurité, de confidentialité et de bienveillance avec comme règles de vie l’utilisation des outils de la Communication Non-Violente. Des détails sont précisés dans le règlement intérieur.

2.2. Le cadre de sécurité des réunions du collectif

Sur ces mêmes bases de bienveillance et Non-Violence, lors des réunions du Collectif, le COPIL définit en général au préalable 3 rôles afin de garantir le cadre de sécurité.

  • Un facilitateur de la réunion qui est gardien des processus dans la réunion.
  • Un secrétaire qui prend note des propos et des décisions qui sont prises par le groupe.
  • Un gardien du temps qui veille à commencer et finir à l’heure.

Au besoin, le cercle peut également se doter d’autres rôles nécessaires à la réalisation de ses activités, comme par exemple : un gardien du cœur qui doit être attentif aux tensions de chacun ou entre plusieurs personnes, un intendant (ou responsable matériel), etc.


3. Prise de décision

Les décisions au sein du COPIL et du collectif sont prises par consentement.

La prise de décision par consentement se différencie de la prise de décision par consensus. En consensus, tout le monde dit « oui » ; en consentement, personne ne dit « non ». Cela sous-entend que lorsque l’on prend une décision par consentement, on ne va pas chercher la « meilleure solution » ce qui peut être très délicat, source de conflits et très long – mais partir du principe qu’une bonne décision est celle qui respecte les limites de ceux et celles qui devront vivre avec la décision. Un groupe qui prend des décisions par consentement travaille sur la base d’une proposition apportée par l’un des membres, de façon à l’améliorer collectivement jusqu’à ce que tout le monde puisse vivre avec. En consentement, aucune décision ne sera prise si l’un des membres y oppose une objection raisonnable. Cette règle permet d’explorer les limites et les tolérances de ceux et celles qu’elle risque d’affecter.


4. Les critères et procédures d’inclusion, de sortie et d’exclusion du COPIL

4.1. Inclusion d’un membre du COPIL

Les membres du COPIL décident par consentement de l’inclusion d’une personne, selon les modalités définies dans le règlement intérieur.

4.2 Exclusion d’un membre du COPIL

Le comité de pilotage a la faculté, selon des modalités définies dans le règlement intérieur, de prononcer l’exclusion d’un membre pour un motif d’une exceptionnelle gravité.

4.3 Sortie d’un membre du COPIL

À tout moment un membre du COPIL peut quitter le groupe.


5. Durée du COPIL

Le COPIL est un groupe de travail initiateur. À l’issue de la phase d’initiation, d’organisation, de structuration et de sensibilisation, le COPIL est voué à sa dissolution.

Le but de la phase d’initiation est de :

  • créer le groupe noyau de l’initiative de Transition
  • créer des groupes dédiés à certaines thématiques de Transition comme l’alimentation, l’énergie, etc. ;
  • développer la structure de l’organisation pour lancer des projets plus ambitieux et prometteurs.

Il appartient au COPIL de juger sur le moment opportun de se dissoudre et d’en faire part au collectif lors d’une réunion, la durée initialement prévue était d’un an.


6. Règlement intérieur

Les membres du COPIL rédigent et adoptent un règlement intérieur.